samedi 17 août 2013

1928 : Incendie à Palol


Le sud-est de Céret menacé par des incendies

En attendant l'achèvement du déchiffrage de quelques vieux papiers qu'il me reste à terminer, voici une brève mentionnant Palol et sans possibilité d'équivoque avec un possible lieu homonyme.

Journal des débats du Samedi 11 août 1928


Perpignan. 10 août.

Les incendies ont repris hier avec une gravité exceptionnelle sur les Albères. Le premier feu éclata à 16 heures dans les châtaigneraies à proximité de Céret, menaçant les métairies de Palol, Blazy et Binagré, qui durent être évacuées et déménagées. Le tocsin rassembla la population, les pompiers et la gendarmerie, qui luttèrent jusqu’à huit heures du soir.
Ce matin, comme le feu était à peu près circonscrit, un nouveau foyer se déclare au col du Ventoux. Il est combattu activement.

A la même heure, deux forêts flambaient sur le territoire de la commune de Laroque-des-Albères. Le maire fit appel à la troupe pour protéger les métairies et les champs.
Cent cinquante tirailleurs du 24e sont arrivés ce matin de Perpignan en autocar.
Le feu n’est pas encore éteint, mais il a pu être maîtrisé. (-Radio-)



Les zones concernées sont connues aujourd'hui sous les noms de Mas de Palol, Mas d'en Blasi et Mas d'en Vinagre. Ces mas sont situés au sud-est de Céret et faisaient tous jadis partie de la commune de Palol. Le col du Ventoux, quant à lui se trouve à l'ouest et s'écrit désormais Ventous.

Histoire de Palol
Polygones bleus sur la carte : les zones évacuées mentionnées dans l'article.

Source :
Gallica

Carte : IGN (Géoportail)

Ajout du 19/08/13

En consultant  mes sources je trouve les faits suivants, conséquence de cet incendie :
Le 4 juin 1929, le conseil municipal de Céret envoie un courrier au préfet demandant qu'une compagnie  de soldats soit casernée au Fort de Bellegarde en période estivale pour combattre les feux de forêts.
Voici la réponse du préfet datée du 5 juillet 1929 :
Les troupes qui pourraient intervenir sont celles du 24e Régiment de Tirailleurs Sénégalais et du génie. Le service du Génie s'est rendu sur les lieux. Une compagnie de 150 hommes du génie pourrait être casernée (au lieu de 300 hommes) au Fort de Bellegarde si les locaux étaient en bon état, ce qui n'est pas le cas (pas de cuisine, pas d'éclairage...). L'occupation du Fort de Bellegarde occasionnerait de gros travaux.

Source :
Pierre Cantaloube, Céret et les ponts du Tech, 2004

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